Première approche et présentations :
Certes, c'est un premier titre bien formel et impersonnel. Mais le fait est que selon moi, pour que le courant passe entre auteur et lecteur, un minimum d'informations sont nécessaires. Néanmoins je me doit de rester mystérieuse (notez donc que je suis du sexe féminin) afin qu'à chaque nouvel article, vous découvriez un peu plus qui se cache derrière les lignes que vous lisez. Mais que dire, pour me présenter ? Vous réveler mon âge serait contraire à mon envie de mystère (j'attend des estimations, et tentez de faire qu'elles soient flatteuses !), en revanche je peux vous dire que mes cheveux sont châtains clairs. Certains disent même qu'ils sont roux, mais il ne faut pas les écouter. Je crois bien que cela n'a absolument aucune influence sur la qualité des futurs écrits, mais que vous dire de plus si je veux vous rester étrangère sans vous paraître indifférente ? Disons que grâce à cea, vous allez vous imaginer une tête derrière l'écran face à vous. Une tête aux cheveux châtains clairs tirant vers le roux, donc. Et la tête, c'est peut être ce qu'il y a de plus représentatif d'une personne, non ?
Article n°1 : Destiné aux élèves internes des classes prépas du lycée Claude Louis Berthollet (Annecy, 74)
Préparationnaires internes, Bertholliens et Bertholliennes, bonsoir. Pour vous qui avez pris part à la soirée inimitable, haute en couleurs et incomparable organisée par notre très cher lycée (au sens général du terme), voici un humble mot pour vous remercier de votre participation et pour en établir un petit compte-rendu... Ouvrez vos yeux, fermez vos oreilles, et laissez-vous envoûter par le goût acidulé et savoureux des souvenirs colorés et délicieux de notre LMFAO-party.
WE WERE SEXY AND WE KNEW IT.
« Du saumon ? » ; que celui qui n'a pas constaté la diversité du buffet, regroupant bûche interminable et pléthore de mets frais, me jette la première pierre. Vous qui avez faim, mangez ; et vous qui avez soif, buvez. Car je vous le dit, le dandinage sur le dancefloor, initiée par les ECS1 vers 20h, vous demandera endurance et sens du rythme tout au long de la soirée. Et malgré les débuts chaotiques à coups de Colonel Reyel et de La Fouine, Monsieur DJ et son fidèle acolyte nous ont tenus sur la piste improvisée jusqu'à point d'heure. Au final, entre « Les Lacs Du Connemara » et « Party Rock Anthem », en passant par Geri Halliwel et la Macarena, tout le monde s'y retrouve.
Pour ce qui est du jouer-le-jeu, on a eu le droit à deux récalcitrantes (on mettra cela sur le compte de leur âge et de leur maturité, quand on a vécu la guerre on a du mal à se détendre en twistant le kuduro, de peur de se faire un lumbago ou de se recevoir une bombe H en pleine valse) mais les autres, mes chers camarades, étaient au maximum. Bien sûr quelques-uns ont mis du temps à chauffer le moteur et à le faire vrombir comme un ours en cage. Mais vous ne nierez pas le fait que, sans alcool, la fête est tout aussi folle (sans reprendre le slogan publicitaire, car nous ne sommes pas des moutons suivant en bêlant bêtement les tentatives vaines de la société pour nous pousser à consommer ce cocktail sans alcool destiné aux moins de 18 ans. Qui, soit dit en passant, est aussi calorique qu'un plat de spaghetti carbonara). Si l'on devait attribuer une médaille au participant le plus assidu, elle serait décernée sans précédents au jeune homme ayant dansé toute la soirée, passant de groupe en groupe sans fatiguer ; toutes mes chaleureuses et respectueuses félicitations.
Ainsi donc, chers préparationnaires, la soirée d'internat LMFAO, qui a parfois été source de critiques ou de moqueries rapport à sa différence avec les autres soirées buvette-fumette des jeunes d'aujourd'hui, a été un petit pas sur la piste de danse, un grand pas sur la mentalité des Bertholliens. Mais ne nous voilons pas la face, nous n'allons certainement pas aller à toutes nos futures soirées en collant fluorescents et slip par-dessus, ni en basket montantes et gilet jaune, et nous n'allons pas non plus arrêter de boire (ne niez pas, ne niez pas, tout le monde sait que tout le monde boit !). Mais voyez-vous, camarades, à minuit nous avions tous passé une soirée fort sympathique et nous étions couchés pour la plupart. Alors certes, l'ambiance s'est fait attendre, il y a eu quelques fautes de goût musicales, nous étions dans un self avec une vue imprenable sur les cuisines, mais nous étions malgré tout en soirée, encore et toujours au lycée Berthollet. Et finalement, ce lycée, pour nous les internes, c'est un peu notre deuxième maison ; et une fête entre les habitants d'une seule et même maison, on peut apparenter cela à une fête de famille, non ?